05
Juil

Les ventes de vin bio ont augmenté de 17,2 % entre 2014 et 2015

Bonne nouvelle ! Les indicateurs témoignent d’une forte croissance de la demande de vin bio, ce qui provoque une augmentation des conversions vers ce type de culture. Auparavant marginale, la consommation de vin bio s’impose de plus en plus dans le cœur des consommateurs, même des plus jeunes.

 

La consommation de vins bio au secours de l’agriculture biologique

D’après l’Agence Bio, en 2015, les ménages français ont acheté pour 670 millions d’euros de vins bio, soit une progression de 17,2 % par rapport à 2014. Son succès s’affirme aussi bien en France qu’à l’international.

La part du vignoble français bio ne cesse d’augmenter puisqu’il atteint aujourd’hui plus de 60 000 ha, soit 9 % des vignes. La France se place ainsi à la troisième place des producteurs mondiaux de vins biologiques derrière l’Espagne et l’Italie. À noter que ces trois pays abritent 73 % des surfaces mondiales de vignobles bios.

Pour revenir à la France, la répartition de la culture du vin bio est assez surprenante, comme nous le montre la carte ci-dessous.

Répartition des vignobles qui produisent du vin bio en France

Source : En magnum n°4, en kiosque le 24 juin 2016

La Provence arrive en tête et représente 24% du vignoble bio, suivie par le Jura (17%) et l’Alsace (13,5%). Quant au Bordelais, il possède 5,4% de vignobles bio, dont celui de Grand Français !

 

Le profil des consommateurs de vins bio

D’après l’Institut Ipsos, un français sur trois consomme du vin bio. Les jeunes âgés de moins de 35 ans sont particulièrement attirés par ce marché et représentent 21 % des consommateurs. Cette tendance se dessine également en Suède, en Allemagne et au Royaume-Uni.

En Europe, les femmes sont légèrement plus consommatrices de vins bio que les hommes : elles sont 50,5 % à en consommer régulièrement. En France, ce chiffre descend à 44.3% mais reste tout de même très honorable.

Parmi les raisons invoquées à la consommation de vin bio, c’est la sensibilité à la préservation de l’environnement qui vient en tête, suivi de la protection de la santé.

Les aficionados du vin bio sont prêts à payer plus cher. En effet, ils déclarent dépenser, en moyenne, pour leur consommation personnelle, 7,50 € pour une bouteille de vin traditionnel contre 9 € pour une bouteille de vin bio. La vente en direct (coopératives, vignerons indépendants) est très appréciée.

 

Le vin bio tout naturellement

Peu à peu le vin bio s’impose tant en France qu’à l’étranger. Son exportation ne cesse d’augmenter : +26 % en 2015. À la fin de cette même année, le négoce international du vin bio vers l’Union Européenne a rapporté 217 millions d’euros à la France. Quant aux expéditions vers les pays tiers, elles représentent un chiffre d’affaires de 144 millions d’euros.

Aujourd’hui, les vins boostent les exportations françaises de produits bio : ils constituent les 2/3 des produits issus de l’agriculture biologique exportés. Ils représentent également 11 % du total des ventes des produits alimentaires bio sur le territoire français.

 

Le bio, moteur de croissance de la cote des vins ? Oui, certainement, dès lors que la qualité du vin est au rendez-vous ! Les consommateurs étant de plus en plus soucieux concernant l’environnement et leur santé, il est normal que la viticulture biologique les intéresse de manière croissante. Il ne reste plus qu’à vérifier si la tendance se confirme en 2016, mais chez Grand Français, nous sommes confiants…

 

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