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Août

Le réchauffement climatique a-t-il un effet sur le vin bio ?

Impossible d’être passé à côté de ce phénomène de réchauffement climatique qui inquiète les écologistes du monde entier et toutes les personnes sensibles à la nature. Parmi ces dernières, vous trouverez bien entendu les viticulteurs bio ! Inquiets pour la planète, mais aussi pour leurs vignes, ils s’efforcent de comprendre de quelle manière le changement climatique impacte leur production de vins bio. L’objectif étant d’anticiper les conséquences pour continuer à produire des crus d’excellence…

 

Le réchauffement climatique : son incidence sur la vigne

Le changement climatique est désormais une contrainte supplémentaire à laquelle les producteurs de vins doivent répondre. Les observations faites ces dernières années ont permis de souligner que les vendanges surviennent de plus en plus tôt.

De plus, la composition du raisin se modifie et entraîne notamment un degré d’alcool plus élevé, accompagné d’une réduction de l’acidité et de la capacité de vieillissement des vins. Irrémédiablement la qualité de la récolte est affectée, tout comme la typicité des crus, notamment à chaque millésime.

Des études scientifiques, conduites par le groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), tendent à démontrer que le réchauffement climatique est susceptible d’atteindre une augmentation de 4°C d’ici la fin du siècle, dès l’instant où aucune action n’est menée.

Pire, selon le climatologue américain Lee Hannah, en 2050, le réchauffement climatique aura transformé la carte du monde des vins. Publiée le 7 avril 2013 dans la revue américaine Proceedings of the National Academy of Science, son étude annonce la disparition d’une partie du vignoble français.

 

Les solutions à envisager pour la conduite de la vigne

Pour pallier au réchauffement climatique, différentes pistes d’adaptation sont en cours d’étude. Il est envisageable, par exemple, de déplacer les vignes en altitude ou vers le nord, de gérer différemment l’eau ou encore d’améliorer la surface foliaire de la vigne, ce qui permettrait de protéger les grappes de raisin des températures beaucoup trop élevées.

Certains viticulteurs pensent même à créer de nouvelles variétés de vins. Celles-ci se caractériseraient par leur précocité ce qui signifie que leur exposition à une chaleur extrême ne constituerait plus un problème. Cela entraînerait également une plus faible consommation en eau (ce qui est finalement bénéfique pour la planète).

La connaissance des goûts des consommateurs de vin bio représente un élément essentiel pour pouvoir continuer à répondre à leurs attentes. Est-il insensé de croire que les amateurs de vin sont susceptibles de préférer ces nouveaux types de vins dans la mesure où ces derniers sont relativement proches des vins produits en Amérique du Sud ?

 

Le champagne : une baisse de 75 % de l’empreinte carbone d’ici 2050

La filière « champagne » estime, quant à elle, qu’au-delà d’une augmentation de 2°C des températures, la typicité du champagne s’effrite. Dès 2003, la Champagne a fait réaliser un bilan carbone, il s’agit de la première région viticole à effectuer ce type d’analyse.

Entre 2003 et 2013, les émissions de carbone ont ainsi chuté de 15 %. L’objectif de la Champagne est une baisse de 75 % d’ici à 2050.

 

Le réchauffement climatique a des effets sur les vins, que ce soit leur récolte, leur maturation ou le bouquet final. Les viticulteurs vont devoir apprendre à maîtriser ces changements pour conserver la qualité de leurs cuvées !

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