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Août

Histoire du vin à Bordeaux : comment la région est-elle devenue renommée à travers le monde ?

Bordeaux est connu dans le monde entier pour ses excellents vins. L’achat d’un cru cultivé dans le Bordelais est souvent une garantie de qualité. Cependant, si tout le monde sait que les domaines de la région cultivent de très bons millésimes, peu connaissent l’Histoire de la vigne à Bordeaux et savent comment la ville est devenue une référence dans la culture du vin.

Aujourd’hui, nous vous proposons un plongeon dans l’Histoire des vins de Bordeaux, de l’Antiquité jusqu’à présent…

 

L’Histoire prend ses sources dans l’Antiquité

C’est durant l’Antiquité que la culture du vin a vu le jour à Bordeaux. Face aux prix élevés des vins importés d’autres pays ou régions de France, les notables de la cité de Bordeaux ont décidé de produire eux-mêmes leurs crus. De plus, étant donné que le commerce du vin était en plein essor, ils y ont vu l’opportunité de gagner de l’argent en exportant leur production.

Pour développer cette nouvelle agriculture, les premiers viticulteurs auraient alors jeté leur dévolu sur les bords du golfe de Gascogne, connu pour ses terres humides et fraîches, qui favorisent la culture de la vigne. C’est à cet instant que le cabernet franc et le cabernet sauvignon sont nés.

L’Histoire fait aussi état des premières vignes à Saint-Emilion, cultivées par le poète Ausone au IVe siècle. Ce dernier possédait une villa et des vignes dans le village, mais ne devait produire que très peu de vin. En effet, à l’époque ces terres étaient calcaires et ne seront drainées que des années plus tard, donnant de merveilleux vins graves, qui feront la réputation de Saint-Emilion.

 

Bordeaux, un port dédié à l’exportation du vin

C’est au XIIe siècle, suite à la prise de La Rochelle par le Roi de France, ville qui possédait le premier port exportateur des vins bordelais, que Bordeaux devient seul exportateur de ses vins, grâce à son port entièrement dédié au commerce avec l’Angleterre.

À l’époque, il existait seulement deux types de vin : le claret, qui comme son nom l’indique était un vin clair, et le vin noir, réputé pour sa haute teneur en tanins. Les vins de Bordeaux lancent alors une troisième sorte de vin, leur propre cru, que la région va exporter en priorité bien avant le vin noir. Ce privilège était accordé durant novembre et décembre, période durant laquelle les autres crus étaient bloqués.

Sa qualité supérieure fait qu’il devient très prisé, notamment par les Anglais. Face à cet engouement, certaines familles bordelaises viticultrices investissent dans des techniques de production plus poussées. Par conséquent, les autres commerçants se mettent rapidement à les imiter, ce qui étend le territoire de production, notamment au Médoc. C’est à ce moment que les crus deviennent « bordelais » et plus uniquement « de Bordeaux ».

 

La modernisation des techniques de conservation

Jusqu’au XIXe siècle, le vin ne pouvait se conserver que sur une courte période. Ce qui explique le succès du vin bordelais durant la période de la Toussaint à Noel, qui permettait de renouveler son stock, tant que les autres crus n’étaient pas encore livrés. Par conséquent, la durée de conservation constituait un véritable frein au développement du commerce du vin.

Les vignerons et commerçants ont alors travaillé sur le problème pour améliorer les techniques de conservation. Auparavant transportés dans des amphores, le vin est désormais exporté dans des fûts imperméables et fermés, qui peuvent garder la fraîcheur du millésime sur le long terme. Cela accroît les ventes, aussi bien en direction de l’Angleterre, qu’en Amérique et en Europe du Nord.

Face aux opportunités commerciales conférées par le vin, le nombre de vignerons augmente encore. Le Bordelais s’étend et devient la région bien connue aujourd’hui.

 

À l’heure actuelle, plusieurs organismes protègent ce précieux patrimoine viticole en contrôlant régulièrement les techniques de production et l’origine du vin bordelais. Son Histoire est aujourd’hui gravée dans les mémoires comme gage de qualité et il est important de protéger chaque appellation, tout en assurant la qualité de la production. C’est grâce à ces différentes garanties que le vin de Bordeaux occupe toujours le devant de la scène œnologique et qu’il demeure un cru hautement apprécié au quotidien.

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