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28
Juil

Viticulture biologique, raisonnée ou biodynamique : comment les différencier ?

Dans l’univers des vins bio, plusieurs certifications se côtoient et il est parfois difficile pour le consommateur de s’y retrouver. Entre les bouteilles issues de la viticulture bio, celles provenant de l’agriculture raisonnée et celles mentionnant une culture en biodynamie, comment faire la différence ? Quelles sont les particularités de chacun de ses modes de culture ?

Pour éclairer votre lanterne, Grand Français vous propose aujourd’hui de vous présenter ces 3 grandes méthodes de viticulture.

 

La viticulture raisonnée

Ce mode d’agriculture n’a jamais le droit d’afficher la mention « bio ». En effet, la viticulture raisonnée fait parfois entrer des agents de synthèse dans le cadre de sa production. Néanmoins, comme son nom l’indique, ces produits chimiques ne sont intégrés qu’en cas d’absolue nécessité et à des doses le plus limitées possible.

Ainsi, l’agriculture raisonnée est souvent l’étape avant le passage officiel à la viticulture biologique. Elle permet aux vignerons de s’habituer en douceur aux nouvelles normes du bio et de faire peu à peu des investissements pour que sa culture obéisse complètement à la charte européenne concernant l’agriculture biologique.

Il ne faut pas oublier que la conversion est souvent très longue, car elle demande de grands moyens financiers et humains. C’est tout un mode de culture qu’il faut revoir et, à défaut de pouvoir effectuer la transition du jour au lendemain, les viticulteurs utilisent d’abord l’agriculture raisonnée.

 

La viticulture biologique

Chez Grand Français, nous pratiquons une viticulture biologique, ce qui nous autorise à apposer le label « AB » sur nos bouteilles. Nous vous avions déjà parlé de ce mode de culture plusieurs fois sur ce blog. Il s’agit d’une agriculture qui n’intègre aucun produit de synthèse ni de substitution. De la pousse des vignes jusqu’à la mise en cuve, tous les procédés utilisés sont entièrement naturels et respectueux de l’environnement.

Si la vigne a besoin d’être traitée contre les mauvaises herbes ou les nuisibles, les remèdes utilisés sont uniquement composés de substances végétales. Durant la vinification, seuls le cuivre et le soufre, en infime quantité, sont autorisés. Généralement, le vigneron préférera les levures indigènes pour la période de macération. Ces dernières sont totalement saines puisqu’elles se trouvent à l’état naturel sur la surface des grains de raisin.

 

La viticulture en biodynamie

Ce type d’agriculture pousse encore plus loin les principes de la viticulture biologique. Le principe de la biodynamie consiste à voir le vignoble comme un écosystème vivant capable de s’équilibrer à l’aide des quatre éléments : l’air, l’eau, la terre et le soleil. Ces composantes doivent être travaillées en synergie pour favoriser la pousse de la vigne, l’assainir et lui garantir une vinification optimale.

Pour cela, le vigneron doit baser les différentes phases de la culture sur le calendrier lunaire et utiliser de nombreuses décoctions à base de substances végétales et animales pour cultiver la vigne. La différence avec l’agriculture biologique réside donc dans la succession des étapes qui ne respectent pas forcément les mêmes dates.

Par ailleurs, sur un vignoble biologique, l’utilisation de machines est autorisée, que ce soit pour le labour ou les vendanges. Dans le travail biodynamique, les machines sont remplacées par la main de l’homme ou les animaux. En effet, il est courant qu’un cheval soit placé sur les terres, afin de les labourer.

 

Parmi ses 3 méthodes d’agriculture, seules la viticulture biologique et celle en biodynamie peuvent avoir le label « bio ». La première est souvent une phase de transition obligatoire avant le passage définitif en agriculture biologique. Quant à la biodynamie, c’est une méthode qui prend de l’ampleur et qui n’est finalement que la suite logique d’une envie de plus en plus forte de protéger la terre et ses ressources naturelles.

21
Juil

Le rôle de l’acidité dans un vin biologique

Lorsque vous parlez de l’acidité d’un vin à une personne, sa réaction va être immédiatement négative. Elle va s’imaginer une bouteille ayant un goût de vinaigre plutôt que de vin. Or, l’acidité est un élément essentiel du raisin et elle joue un rôle important dans la vinification. C’est sûr qu’un vin avec trop d’acidité ne sera pas bon à boire. Cependant, à l’inverse, un cru qui en manque sera accusé d’absence de caractère.

Alors, quelle est l’importance exacte de l’acidité dans un vin biologique et comment impacte-t-il son équilibre ? Nous vous répondons dans cet article !

 

Les différents acides qui composent le vin

Dans votre bouteille de vin se côtoient 3 types d’acides organiques :

  • L’acide tartrique se trouve dans toutes les parties vertes de la vigne, ainsi que dans le raisin. Il est peu présent à l’état naturel et le raisin est l’un des seuls fruits à en contenir.
  • L’acide malique est le contraire de l’acide tartrique puisqu’il est présent dans de nombreux fruits, dont le raisin bien entendu.
  • L’acide citrique est présent dans les baies, mais il se révèle surtout dans les moûts concentrés.

Mais vous retrouverez également 3 acides minéraux : le sulfurique, le chlorhydrique et le phosphorique. Ceux-ci ont un rôle très stratégique puisqu’ils agissent comme antibiotique contre les maladies qui touchent habituellement la vigne. Ils permettent alors aux raisins de mûrir parfaitement.

De plus, ces 3 éléments naturels apportent du caractère aux vins biologiques et intensifient sa jolie robe rubis.

 

Le développement de l’acidité dans le vin biologique

Mais comment expliquer que certains vins soient plus acides que d’autres ? Les facteurs environnementaux entrent alors en jeu et vont influencer le développement des différents acides du fruit.

Par exemple, lorsque le climat durant l’année est plutôt défavorable, avec peu de soleil, le raisin va présenter des difficultés à mûrir. Son goût sera moins sucré ce qui va davantage laisser de place à l’acide malique.

À l’inverse, lorsque le soleil est au rendez-vous en journée et que les nuits se couvrent de fraîcheur, l’acidité s’atténue pour favoriser la fraîcheur et l’équilibre entre les saveurs.

Il n’y a que lorsque le temps est chaud et sec que le goût sucré du raisin prend complètement le pas sur l’acidité. Ce qui n’est pas forcément une meilleure solution puisqu’un vin trop sucré peut être également difficile à boire.

 

L’acidité représente la fraîcheur du vin

Au final, c’est l’acidité qui va apporter sa fraîcheur au vin. En effet, lorsqu’une touche parfaitement maîtrisée d’acide se dépose sur les muqueuses dans votre bouche, vous ressentez une sensation de fraîcheur.

La prochaine fois que vous dégusterez un vin, si l’envie vous prend de dire que celui-ci est très frais ou même sec, cela signifie qu’il est en réalité acide. Mais souvenez-vous que cet adjectif à une connotation péjorative et donc vous ne verrez jamais aucun professionnel l’employer devant vous.

D’ailleurs, ce n’est pas pour rien que le taux d’acidité n’est pas indiqué sur les étiquettes ou que vous ne voyez jamais cette mention sur les notes de dégustation.

 

Vous savez maintenant tout sur l’acidité d’un vin biologique ! L’acide n’est pas un défaut de qualité, mais il est au contraire un acteur majeur de la vinification. Cet élément naturel apporte du caractère, de la structure et de la fraîcheur à la cuvée. De plus, il permet à la vigne de lutter contre les maladies. Si les raisins ne contenaient pas d’acidité, il ne pourrait pas exister d’excellents vins !

08
Juil

Château Grand Français primé au concours « Un Vin presque parfait »

Le concours « Un Vin presque parfait » a été lancé pour la première fois en 2011, sur la chaîne de télévision M6. Co-organisés cette année par M6 et Armonia, ce concours a réuni plus de 300 dégustateurs de vin (professionnels et amateurs) appelés à évaluer la qualité de plus de 400 bouteilles.

Et si nous vous parlons aujourd’hui de ce concours, c’est parce que Grand Français a reçu les honneurs pour la cuvée traditionnelle 2009 et la cuvée Héritage 2011 !

 

Les critères de sélection du concours

L’objectif du concours est d’élire une sélection de vin proposée par les meilleurs vignobles du monde.

Les vins en compétition sont évalués sur trois critères principaux, chacun disposant d’un coefficient spécifique :

  • – les qualités organoleptiques sont notées sur 10
  • – le côté esthétique de la bouteille est noté sur 5
  • – le rapport qualité-prix est également classé sur 5

Après examen du jury, les vins qui auront obtenu une note d’au moins 12/20 sont désignés lauréats du concours.

 

Le jury du concours

Le jury du concours « Un Vin presque parfait » est composé de professionnels et d’amateurs. Pour l’année 2015, c’est Fabrice Sommier, Meilleur Ouvrier de France Sommellerie 2007, qui était chargé de le présider.

Leur exercice consiste à déguster chaque vin à l’aveugle pour en évaluer sa qualité, avant de découvrir la bouteille et son prix, pour noter les deux autres critères.

Ainsi, le vigneron dont le vin est désigné parmi les meilleurs peut apposer le macaron « Sélection Un Vin presque parfait » sur son étiquette.

Grand Français primé par "Un Vin presque parfait"

 

Nous sommes fiers de faire partie de cette sélection et d’avoir conquis le jury présidé par un homme de talent, dont les compétences ne sont plus à prouver.

Si vous voulez goûter aux vins primés par ce concours, nous vous invitons dès maintenant sur notre boutique en ligne !

07
Juil

Le lexique de l’œnologie : 28 définitions pour comprendre le vin

Sur ce blog, nous employons souvent des termes qui sont certainement inconnus aux non-initiés. Si nous essayons toujours de vulgariser nos conseils ou d’expliquer le jargon technique, afin de rendre accessible à tout le monde l’univers du vin, il nous a paru pertinent de vous proposer aujourd’hui un glossaire du vin bio.

L’objectif est de vous permettre d’avoir toutes les clés nécessaires pour déchiffrer les étiquettes, dialoguer avec votre caviste et comprendre plus généralement les articles liés au vin.

 

Noms pour caractériser un vin

A.O.C. : c’est l’acronyme d’Appellation d’Origine Contrôlée.

A.O.P. : c’est l’acronyme d’Appellation d’Origine Protégée.

Bouquet : c’est le nom donné aux différentes saveurs et aux arômes que diffuse le vin en bouche.

Charnu : adjectif pour un vin qui possède une harmonie parfaite entre le caractère des tannins et la souplesse de l’alcool.

Charpenté : adjectif pour qualifier un vin conçu à base de raisins à la maturité parfaite, aux saveurs riches.

Robe : mot qui désigne la couleur du vin.

Tannins : substance contenue dans la peau et les pépins des raisins. Plus un vin possède de tannins, plus il se conserve dans le temps.

Vin bio : vin provenant de raisins issus de l’agriculture bio et qui respecte les normes de la vinification biologique.

Vin de garde : vin fortement tannique qui se conserve au moins une dizaine d’années.

Vin sans soufre : un vin qui n’a eu besoin d’aucun ajout de sulfite durant la vinification.

 

Les étapes de la vinification

Assemblage : c’est l’étape durant laquelle sont mélangés les vins provenant des mêmes cépages pour obtenir un bouquet spécifique.

Cuvaison : première phase de fabrication du vin, quand les raisins fermentent en cuve.

Cuvée : la quantité de vin contenu dans une même cuve.

Fermentation alcoolique : processus qui vise à transformer le sucre en alcool, grâce à l’ajout de levures (indigènes dans le cadre de la viticulture biologique).

Fermentation malolactique : procédé qui transforme l’acide malique, substance contenue dans le jus de raisin, en acide lactique pour rendre le vin plus souple.

Lie : dépôt généralement situé dans le fond de la cuve ou de la barrique, régulièrement enlevé grâce au soutirage.

Macération : l’action de laisser les peaux de raisins macérer en cuve. Elle peut se faire à froid, à température ambiante ou à chaud.

Pigeage : mélange régulier du raisin dans la cuve pour que les tannins se diffusent parfaitement.

Polyphénols : composants surtout présents dans le vin rouge qui comptent des pigments colorants et des tannins. Ces derniers sont libérés au moment de la macération.

Soutirage : lorsque, durant la vinification, le vin passe d’une cuve à une autre pour s’oxygéner et se débarrasser de la lie.

 

Termes liés à la culture et à la récolte

Cépage : c’est le type d’un plant de vigne. Chez Grand Français, les cépages sont le Cabernet Franc, le Cabernet Sauvignon et le Merlot.

Ébourgeonnage : action d’éliminer les bourgeons aux pieds des vignes, pour les aérer et faciliter la maturation.

Vendange : le moment de récolter les grappes de raisin.

Vendange manuelle : récolte du raisin entièrement effectuée à la main.

Vendange en vert : consiste à couper les grappes lorsque le cep ne produit pas assez d’énergie pour toutes les nourrir. Cela limite fortement le rendement, mais garantit la qualité du vin.

 

Définitions en rapport avec le service et la dégustation

Décanter : transvasement d’un vin rouge dans une carafe spéciale, qui a pour rôle d’amplifier le bouquet et de développer les arômes.

Organoleptique : adjectif qui définit les sensations appréhendées par 3 de nos sens qui sont l’odorat, la vue et le goût.

Mâcher : l’action de prendre le vin en bouche et de le mélanger avec sa langue pour en saisir tous les arômes.

 

En connaissant ces 28 termes, vous avez déjà fait largement le tour des mots les plus employés pour qualifier un vin ou définir les étapes de vinification. Vous serez donc en mesure de mieux comprendre votre caviste, mais aussi de briller lors de votre prochain repas entre amis !

01
Juil

Que sont les vendanges en vert ?

Encore appelée éclaircissage, la vendange en vert est une technique viticole visant à optimiser le rendement d’une vigne. En général, elle est pratiquée entre la période qui suit la taille de l’hiver et l’ébourgeonnage au printemps.

Cette méthode de récolte suscite de nombreux débats chez les vignerons. Certains pensent qu’elle doit être utilisée avec parcimonie, alors que d’autres n’y voient que des avantages.

Afin d’apprécier plus en détail cette méthode de culture, nous vous proposons un tour d’horizon sur ce que sont les vendanges en vert.

 

La méthode et ses objectifs

La vendange en vert consiste à réduire la partie excédentaire d’une récolte par élimination de certaines grappes, afin d’éclaircir les cépages. Concrètement, le vigneron va couper certaines grappes identifiées comme étant de moins bonne qualité et celles qui ne sont pas mûres, pour permettre une bonne maturation des grappes restantes. Cela permet d’alléger la plante en facilitant la photosynthèse indispensable à sa croissance.

En fait, lorsque le rendement raisin/cep est trop élevé, la vigne ne pourra pas donner des vins de qualité, car elle doit partager ses ressources entre ses multiples grappes. Par conséquent, certains vignerons privilégient un nombre restreint de raisins pour qu’ils bénéficient d’un maximum de bienfaits provenant de la vigne.

La vendange en vert est donc appliquée pour améliorer la qualité du vin grâce à une maîtrise du rendement de la vigne.

 

Les avantages de la pratique des vendanges  en vert

Cette méthode corrective présente un intérêt en cas de surproduction ponctuelle. La vendange en vert peut ainsi aider la vigne à produire plus de fruits de qualité. Ce qui permet, selon certains vignerons, d’augmenter le rendement de la vigne l’année suivante. Ainsi, le vin produit sera plus concentré, avec un goût pur qui laisse davantage le terroir s’exprimer.

 

Les limites de cette technique de culture

Cependant de nombreux vignerons refusent d’adopter cette technique. Ils pensent que la vendange en vert présente plus d’inconvénients que d’atouts pour leur vigne. En effet, cette opération est généralement pratiquée au moment de la véraison, période du cycle végétatif de la vigne qui commence avec la coloration des raisins. Or, cette période marque le début de la floraison des plantes. Si la vigne subit une trop forte élimination, elle va penser qu’elle n’a pas assez produit de grains et l’année d’après, elle va en fabriquer deux fois plus ! Le vigneron devra alors effectuer une double dose de travail, ce qui va forcément nécessiter plus d’investissements. Il convient alors d’utiliser cette technique uniquement lors d’années spéciales, sinon cela peut vite devenir très coûteux en personnel et en investissements financiers pour le vigneron.

De plus, l’opération peut être un échec si elle n’est pas bien menée. Ce qui augmente le risque d’un vin dilué, l’effet inverse de ce qui est recherché en pratiquant la vendange en vert.

 

Les conditions d’une vendange optimale

Il faut tenir compte des conditions climatiques pour réaliser de bonnes vendanges. Lorsque l’opération est réalisée en temps humide (présence de la rosée, de pluie…), cela peut impacter la qualité du moût (nectar obtenu après la cuisson ou pression des raisins). Le moût pourra donc perdre sa concentration. De plus, les grappes coupées doivent être recueillies dans des contenants adaptés pour éviter qu’elles perdent leur jus. Ce dernier, une fois en contact du sol, peut s’oxyder et propager ainsi des éléments néfastes aux cultures.

 

C’est donc une opération délicate qui doit être menée par des experts. Entre ces conditions exigeantes et les risques liés à une mauvaise vendange en vert, la plupart des vignerons déconseillent d’utiliser cette méthode chaque année. Elle peut intervenir exceptionnellement en cas d’un souci rencontré durant la culture : taille trop longue, mauvaise combinaison entre le terroir et le cépage ou encore amendement trop riche.

23
Juin

Grand Français primé au concours des vins ELLE A TABLE 2015 !

Pour la première édition du concours des vins ELLE A TABLE, Grand Français a eu la chance de recevoir la médaille d’argent. Retour sur ce grand magazine, l’émergence de ce concours et notre récompense bien entendu !

 

60% des acheteurs de vin sont des femmes

Ce chiffre étonnant est la raison pour laquelle le prestigieux magazine féminin ELLE, via sa branche culinaire ELLE A TABLE, s’est décidé à organiser un concours de vin. Il est l’un des médias les plus lus par les femmes en France et c’est donc en toute logique que ce concours a été pour nous l’occasion d’être remarqué par nos consommatrices.

 

Un concours aux saveurs féministes

Il est courant que les domaines proposent des « vins de femme ». Plus légers et plus fruités, ils sont destinés à satisfaire le palais plus délicat, dit-on, de ces dames. Cependant, ELLE souhaite lutter contre ces clichés en proposant un label identifiable, qui primera les vins pour leur excellence globale et non pour des critères soi-disant féminins.

En effet, comme pour n’importe quel autre concours, les vins seront dégustés à l’aveugle et jugés sur leur structure, leur harmonie, le mariage entre l’acidité et le fruit ou encore le bouquet général. Les femmes, mais les hommes aussi, disposeront alors d’une indication fiable et sérieuse pour faire leur choix en matière de vin.

 

Un jury paritaire

Parité et expertise seront les deux mots clés du concours de vin ELLE A TABLE. Pour la première édition, le jury était présidé par une femme, Caroline Furstoss, élue sommelière de l’année 2014 et cheffe sommelière des restaurants du top chef Jean-François Piège. Pour sélectionner les meilleures cuvées, Caroline Furstoss était accompagnée d’hommes et de femmes à parts égales, tous spécialistes dans l’univers du vin. Ainsi, œnologues, sommeliers, cavistes ou encore vignerons se sont réunis pour attribuer les médailles parmi des centaines de participants.

Mais au final, il n’y a eu qu’une dizaine de domaines qui sont sortis du lot, dont Grand Français !

Diplome concours des vins ELLE A TABLE

 

Une cérémonie à Paris

La liste complète des gagnants sera dévoilée à Paris, début juin, lors d’une grande cérémonie présidée par Caroline Furstoss en personne. Cet événement coïncidera également avec la sortie du numéro d’ELLE A TABLE de juin 2015, où seront listés tous les médaillés du concours.

Par ailleurs, dans le numéro suivant (en septembre), les lectrices pourront découvrir plus en détail chaque domaine gagnant. Le magazine proposera un grand dossier illustré sur les lauréats, avec les commentaires de dégustation des sommeliers, ainsi que des conseils sur l’accord mets/vin.

Chaque médaillé est aussi mis à l’honneur sur le site internet ELLE grâce à des fiches recette qui aideront les lectrices à cuisiner des plats d’exception, en adéquation parfaite avec chaque vin.

Enfin, les lauréats pourront apposer une médaille sur leurs bouteilles et signifier ainsi aux consommateurs que le vin a eu la confiance d’un grand magazine de cuisine.

Médaille argent concours vin ELLE A TABLE

 

Grand Français est fier d’avoir reçu la médaille d’argent de la part de ce jury d’exception ! Et si vous souhaitez découvrir nos bouteilles, n’hésitez pas à vous rendre sur notre boutique en ligne.

15
Juin

Servir un vin en été : quelques astuces pour le garder au frais

L’été pointe doucement son nez dans notre belle région du Bordelais. Les repas en terrasse et les barbecues entre amis sont de retour ! Néanmoins, ce qui va de pair avec l’été est généralement la chaleur. Or, celle-ci est malheureusement l’ennemie du vin. Il devient alors plus compliqué de servir un vin frais durant cette période estivale. Il faut être capable d’adapter le stockage des bouteilles, mais aussi savoir à quel moment sortir le vin de sa cave. Et très important : s’assurer que la fraîcheur sera conservée tout au long du repas.

Pour vous aider à mieux servir votre vin en été, voici quelques conseils pratiques !

 

Sortir le vin rouge au dernier moment

Dans la mesure du possible, il convient d’attendre le dernier moment pour sortir la bouteille de son stock. Néanmoins, vous le savez certainement, un vin rouge doit s’aérer environ 30 minutes avant d’être dégusté, pour libérer les tanins et s’assouplir. Si votre cave vous le permet, le mieux est donc d’y déboucher la bouteille et de la laisser à cet endroit jusqu’au moment du repas.

Maintenant, si vous possédez une cave électrique, vous allez devoir ruser quelque peu. Tout d’abord, vous avez peut-être une pièce plus fraîche, comme un garage, où vous pourrez laisser le vin s’aérer sans souffrir de la chaleur. Sinon…

 

Placer le vin rouge au réfrigérateur pendant quelques minutes

Si vous n’avez pas de pièce fraîche dans votre maison, vous avez la possibilité de placer votre vin rouge au réfrigérateur durant 40 minutes, afin de le refroidir. Il mettra ensuite plus de temps à se « réchauffer ». Vous pourrez donc l’aérer tranquillement pendant 20 à 30 minutes et il sera juste bon à consommer à température ambiante. Pour cette technique, vous allez donc devoir vous y prendre environ 1h à l’avance. N’oubliez pas !

 

Utiliser un seau à glace

Le seau à glace est certainement la meilleure solution pour garder votre vin rouge au frais avant et pendant le repas. Néanmoins, il faudra mélanger de l’eau à la glace. Le vin rouge se consomme à une température comprise entre 12 et 14°C. Si vous le plongez uniquement dans des glaçons, alors qu’il est déjà à 12°C, les températures vont forcément descendre. Si la chaleur est l’ennemie du vin rouge, le froid l’est également !

 

Opter pour une carafe avec tube à glace intégré

L’autre solution est d’investir dans une carafe à vin traversée par un tube à glaçons. Vous conservez alors votre vin au frais pendant environ 1h30. L’avantage d’une telle carafe est qu’elle vous permet d’adapter le nombre de glaçons et donc le niveau de refroidissement. Par exemple, il ne faudra pas hésiter à remplir entièrement le tube pour conserver un vin rosé, qui se boit très frais. Pour un vin blanc, il faudra remplir ce tube au trois quarts. Quant au vin rouge, la moitié du tube suffira pour le conserver à une température optimale.

 

La saison des barbecues ne doit pas vous empêcher de consommer correctement votre vin ! En prenant quelques précautions ou en investissant dans une carafe spéciale, vous pourrez profiter d’excellents crus en dégustant des salades, des grillades ou des tartes estivales.

09
Juin

Cabernet Franc, Cabernet Sauvignon, Merlot : les 3 cépages phares de Grand Français

Typiquement bordelais, les vins de Château Grand Français sont conçus à partir de 3 cépages phares de cette région : le Cabernet Franc, le Cabernet Sauvignon et le Merlot. Chaque type de raisins apporte sa touche personnelle aux cuvées et a son rôle à jouer dans le bouquet final d’un vin. Par ailleurs, la qualité des vins est souvent liée aux conditions de culture et de conditionnement de ces différents cépages.

Pour vous aider à mieux appréhender nos cuvées et à connaître l’implication de chaque cépage dans l’harmonie de nos vins, nous vous proposons aujourd’hui de vous présenter le Cabernet Franc, le Cabernet Sauvignon et le Merlot.

 

Le Cabernet Franc, la souplesse

De la famille des Carmenets, le Cabernet Franc provient de l’Espagne, du côté du vignoble pyrénéen. Il s’est ensuite étendu pour gagner le sud-ouest de la France. Le Cabernet Franc est un cépage de cuve noir cultivé en grande partie dans les régions d’Aquitaine et de la Loire, qui  représentent la moitié des surfaces cultivées en France, soit 18000 ha.

Ce cépage produit généralement des vins plaisants, peu tanniques, vieillissant alors rapidement, et souples. Selon les régions de production et le terroir dans lequel il puise ses ressources, le Cabernet Franc peut se distinguer par un arôme épicé ou un goût de poivron. Il offre aussi des notes fruitées de framboise, de fraise ou de groseille. En fin de bouche, il peut distiller quelques arômes contrastés de violette.

 

Le Cabernet Sauvignon, le caractère

Comme le Cabernet Franc, le Cabernet Sauvignon est aussi un cépage noir de cuve française. Reconnu dans le monde entier, il est cultivé dans de nombreux pays viticoles, dont la France. C’est certainement l’un des cépages les plus emblématiques des grands crus de Bordeaux !

Le Cabernet Sauvignon a une maturité tardive. Par conséquent, il est souvent cultivé dans des zones à sols chauds ou sablo graveleux pour un meilleur rendement. Les vins produits à partir de ce cépage offrent une robe noir violacée dans leur jeunesse, avant de présenter une teinte grenat en vieillissant.

Son rôle dans la bouteille est d’apporter une puissance aux vins. Ce cépage parfume les cuvées avec des saveurs marquées de fruits noirs, de framboise, de poivron vert, de prune, d’épices douces et de violettes. Le Cabernet Sauvignon apporte le caractère et l’équilibre si typique des vins rouges de Bordeaux.

 

Le Merlot, le fruit

Cépage rouge aux petites baies noires, le Merlot tient sa renommée depuis des siècles. Il est cultivé dans plusieurs régions de France et notamment à Bordeaux où il couvre 58% des surfaces. Il est la star des appellations Saint-Emilion et Pomerol, même s’il se retrouve dans de nombreux Bordeaux Supérieur.

Ce plant de vigne offre un meilleur rendement sur les terrains frais ou argilo-calcaires. Les vins produits à partir de ce cépage sont souvent denses, sombres et bénéficient d’une large palette aromatique. Il confère de la puissance aux cuvées et les aide à présenter une couleur soutenue.

Les tanins de ce cépage sont souvent souples avec une bonne aptitude au vieillissement. Selon les terroirs, le Merlot offrira divers arômes fruitiers de fraise, de framboise, de cerise rouge ou encore de groseille. Et en fonction du climat, la qualité des vins peut être enrichie d’une touche confiturée.

 

L’encépagement des vins Grand Français

Grand Français a choisi ces 3 cépages pour leurs différences réunies sous leur puissance. Chaque plant apporte sa spécificité à la cuvée et permet alors une harmonie des saveurs unique et typiquement bordelaise.

Le Château Grand Français se compose de 60% Cabernet Franc,  30% Cabernet-Sauvignon et 10% Merlot. C‘est pourquoi il se distingue par une robe profonde, des tannins souples et des notes épicées qui englobent les saveurs de fruits rouges et noirs.

L’Héritage Grand Français se compose de 70% Merlot, 20% Cabernet Franc et 10% Cabernet-Sauvignon. Il se pare ainsi d’une intense robe grenat et offre des saveurs confites de cerise, dans un équilibre unique qui ravira les fins palais.

 

Il ne vous reste plus qu’à goûter à nos vins, pour comprendre le rôle des cépages et découvrir leur typicité, si importante dans les vins de Bordeaux !

22
Mai

L’oxydation du vin : défaut ou qualité ?

Vous vous êtes sûrement déjà retrouvé à table, à ouvrir une bouteille et à boire un vin avec un drôle de goût, ressemblant à du vinaigre. À cet instant, un des invités s’est exclamé, « je crois que le vin est oxydé !». Si les amateurs de vin connaissent parfaitement ce terme et savent le reconnaître au moment de la dégustation, il n’est pas évident pour tout le monde de comprendre cette notion d’oxydation.

Grand Français vous propose aujourd’hui d’y voir plus clair.

 

Qu’est-ce que l’oxydation du vin ?

L’oxydation est une réaction chimique très complexe qui se produit lorsque le vin se retrouve en contact avec l’oxygène. Au moment de cet échange avec l’air, la cuvée perd plusieurs molécules et transforme alors l’éthanol (l’alcool contenu dans le vin) en éthanal qui est un composé volatil.

Par conséquent, ce dernier s’envole de la bouteille, emportant en même temps la jolie couleur rubis de la robe et la fraîcheur du vin.

Par ailleurs, ce fameux éthanal qui prend la place de l’éthanol développe un goût très particulier, à base de pomme, de curry et de noix. Des arômes qui peuvent sublimer le vin ou, au contraire, mettre en danger son équilibre.

 

Des arômes altérés pour un meilleur vin …

Vous le savez très certainement, mais un vin rouge s’aère environ 30 minutes avant le service. Il est conseillé ensuite de le boire dans les 48 heures suivant l’ouverture. Lorsque vous débouchez la bouteille et qu’elle reste à l’air libre, le phénomène d’oxydation commence. Or, celui-ci exalte alors l’ampleur des arômes, assouplit les tannins et confère une harmonie au bouquet final.

À cet instant, l’oxydation vient en aide au vin, lui offre l’opportunité de se sublimer et permet à la dégustation de découvrir toute sa palette de saveurs, mélangées à merveille.

 

… et pour le pire

Mais trop d’oxydation finit par porter préjudice au vin. Puisque l’éthanal se décompose et emporte avec lui des éléments phares du vin, il finit par déséquilibrer la cuvée. La robe devient beaucoup plus foncée, comme du vinaigre, et les arômes se parent d’un « goût de jaune ». La bouteille n’a plus du tout la même harmonie de départ et peut vite devenir difficile à déguster.

Les saveurs de noisettes, les pommes et les épices prennent le dessus sur les fruits rouges et les tannins disparaissent. Le bouquet se déséquilibre pour laisser place à des goûts forts et âpres.

 

L’oxydation est donc nécessaire pour sublimer le vin au moment de passer à table. Cependant, elle doit être maîtrisée pour ne pas tourner en sa défaveur. Il convient de ne pas dépasser 30 minutes d’aération en début de repas et de bien reboucher la bouteille si elle n’est pas terminée. Même avec le bouchon, l’air continue légèrement de passer dans le goulot. Voilà pourquoi il est recommandé de consommer la bouteille dans les 48h. Prenez aussi soin de la conserver à l’abri de la lumière qui favorise l’oxydation, même avec le bouchon fermé. Ces précautions sont la garantie de profiter d’une dégustation parfaite de tous vos vins rouges.

18
Mai

Les étapes de conversion à la viticulture biologique

La conversion à la viticulture biologique est un moment important dans la vie d’un domaine. Cela n’est pas évident de changer radicalement son mode d’agriculture, la phase de réflexion et de transition sont plus ou moins fastidieuses. Néanmoins, ces efforts sont nécessaires pour exprimer au mieux le terroir et l’authenticité de nos vins, ainsi que montrer davantage de respect à la terre et à la nature.

Pour être certifié en agriculture biologique, le domaine se doit de respecter le cahier des charges du règlement européen CE 2092/911, qui édite les règles de la culture du vin, mais aussi de la vinification. Nous avions abordé cet aspect en détail dans l’article « Vin biologique : Savez-vous comment s’obtient cette appellation ? ».

Ce sont ensuite des organismes certificateurs comme Ecocert ou Qualité France qui s’occupent de vérifier que toutes les règles sont bien respectées.

 

La phase de réflexion

Avant d’entamer une telle conversion, il convient de bien réfléchir sur l’implication de cette démarche, pour être certain d’anticiper toutes les étapes. Il faut savoir que durant cette période, tout le processus de culture de la vigne doit être revu, pour ne plus faire entrer de produits chimiques. Il en va de même pour la vinification.

À cet effet, vous devez apprendre à utiliser des produits entièrement naturels qui auront la même action que les procédés de synthèse. En général, des formations sont proposées par la Chambre d’Agriculture de sa région et vous pouvez faire appel à des conseillers pour vous aiguiller sur les changements à aborder.

 

Les changements et la demande de certification

Après avoir reçu toutes les informations nécessaires pour la conversion, vous devez donc peu à peu changer vos habitudes sur le domaine. Cela peut prendre plusieurs mois, le temps d’embaucher le personnel nécessaire et de s’équiper.

En parallèle des modifications sur le vignoble, vous devez faire la demande de certification auprès d’un organisme. Généralement, il est mieux de tous les contacter, pour avoir plusieurs devis personnalisés et choisir celui qui vous convient.

C’est aussi le moment où il est possible de déposer un dossier pour obtenir des aides pour l’investissement nécessaire à la conversion à la viticulture biologique.

Lorsque le devis est signé avec un organisme certificateur, il est nécessaire de notifier l’Agence Bio que votre domaine entre en conversion.

 

Les contrôles et visites régulières

Lorsque toutes les démarches administratives sont officiellement terminées, l’organisme sélectionné va venir sur le site pour vérifier que les pratiques mises en œuvre sur le vignoble sont en conformité avec le cahier des charges européens. La première visite sert simplement d’évaluation préalable. Parfois, les contrôleurs prennent des échantillons du sol, pour ensuite comparer les évolutions et vérifier que les efforts fournis par le vignoble concernant la conversion portent leurs fruits.

À chaque fin de visite, un rapport est remis au vigneron dans lequel le contrôleur note les efforts à poursuivre ou les écarts constatés avec le cahier des charges.

Quand le domaine est parfaitement en adéquation avec les règles de l’agriculture biologique, un rapport d’évaluation est transmis à un Chargé de Certification. C’est lui qui délivre le certificat qui permet au domaine d’apposer la mention « AB » sur ses bouteilles de vin.

 

Les audits de surveillance

Un domaine n’obtient pas la certification en agriculture biologique à vie. Il est soumis à des contrôles et audits réguliers, pour vérifier qu’il continue à respecter les normes de ce mode de culture. Si un aspect fait défaut, le vigneron est notifié et dispose alors d’un temps limité pour se mettre aux normes. S’il ne respecte pas les exigences, il peut perdre son label.

 

La phase de conversion d’un vignoble peut durer 3 ans. C’est le temps moyen nécessaire pour adapter sa culture de la vigne et ses méthodes de vinification. Une longue période indispensable pour donner à ses vins l’authenticité du terroir et exprimer son amour de la nature. Au final, même si cette conversion peut s’avérer fastidieuse, elle est essentielle dans la préservation de notre terre, mais aussi pour la santé des consommateurs. Sans aucun ajout de produits de synthèse, nos cuvées n’en sont que meilleures pour votre santé, et vos papilles !