12
Mar

Au printemps, la vigne se réveille

Avec les premiers signes du beau temps qui apparaissent annonçant l’arrivée toute prochaine du printemps, le vignoble sort petit à petit de son long sommeil hivernal. L’allongement des journées et le retour à des températures plus clémentes donnent le coup d’envoi d’un nouveau cycle. La preuve : la sève commence déjà à monter (on dit que la vigne pleure). Bientôt, sur les vignes épargnées lors de la taille de l’hiver, les bourgeons écloront et de nouveaux rameaux pointeront.  La grande bataille des fruits se prépare et, pour le viticulteur, le combat commence…

Les affaires reprennent !

Le retour du printemps est loin d’être une période de tout repos pour notre viticulteur. Pendant une période qui durera près de 6 mois, il devra livrer une guerre de tous les instants contre les parasites, les animaux nuisibles, les maladies, les mauvaises herbes et les aléas climatiques qui menacent notre vigne. Ainsi choyée, celle-ci pourra débuter dans les meilleurs conditions sa floraison (en mai), durant laquelle elle s’autopollinise (en effet, la vigne est hermaphrodite). Ensuite arrivera la période de la nouaison, lorsque le tiers des fleurs se transforme en petits fruits durs et verts, tandis que les autres finissent par tomber. Quelques semaines plus tard, les grains de raisins gonflent encore et commencent à s’assouplir et à se colorer : c’est la véraison. La composition du fruit se transforme alors, il se charge en sucre et diminue en acidité…

Quels travaux dans les vignes au printemps ?

Chez Grand Français, les travaux de mars sont extrêmement importants car c’est à cette période-ci que l’on prépare le cycle végétal à venir en préparant la stabilité des plants de vigne. Ceux-ci auront pour tâche de résister au passage des engins mécaniques (qui sont nombreux en agriculture biologique) et aux coups de vent liés à une tempête éventuelle ou à un orage.

Nous sommes également en train de terminer (péniblement !) le retrait des bois de l’année dernière. En effet, le cycle végétatif de 2013 a produit énormément de rameaux dans tout le bordelais, dû à des conditions climatiques particulières. Et le climat pluvieux de ce début d’année ne nous facilite guère la tâche : les sols labourés deviennent de véritables terrains boueux ! De quoi regretter l’espace d’un instant l’agrochimie où les sols avec désherbants sont stables… Le revers de la médaille, certainement !

 

Au chai

Nous suivons avec attention l’élevage du vin en surveillant les paramètres d’évolution de l’acidité et de teneur en SO2. Si nécessaire, nous prévoyons en accord avec notre œnologue Mr Belle de Oenoteam une opération de soutirage, qui consiste à vider les cuves dans un grand bac et remonter le vin dans cette même cuve afin d’apporter une aération et faciliter la poursuite de l’élevage. Nous en profitons également pour contrôler la qualité de nos fûts de chêne dans lesquels reposent nos cuvées « Château Grand Français ».

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